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Membre du réseau art2rennes, Suzanne Blanchet est plasticienne. Elle est en perpétuelle recherche de nouvelles techniques pour rendre sensible le réel. Son univers est celui de l’abstraction et son monde pictural semble s’inspirer de Vladimir Kandinsky ou des cubistes. Entretien avec une artiste qui a été professeur de français et qui s’épanouit dans la création artistique.

Quel est ton parcours ?

Môme, j’étais fascinée par le monde qui m’entourait et sa finitude. Je n’ai pas fait d’études artistiques. Mais J’ai beaucoup été imprégnée par les œuvres des autres. J’ai commencé par la photo ; la découverte de la peinture est liée à mon cheminement personnel. Depuis quelques années, cette nécessité de revisiter le monde et d’en rendre compte se déploie dans la création plastique.

Tu pratiques l’abstraction ?

Ma sensibilité se réalise dans l’abstraction. Parce que l’abstraction est un moyen privilégié pour créer un espace susceptible d’induire une relation entre l’œuvre et le spectateur ; il n’y a pas de vision imposée au départ.

Comment construis-tu une œuvre ?

Tout débute à partir de l’expérience du sensible, d’un détail qui attire mon attention, je prends beaucoup de photos… Mon désir est de sublimer l’instantané et de lui redonner une nouvelle vie…

Quelle est ta technique ?

J’emprunte des formes dans les magazines, des emballages, des choses ramassées de-ci, de-là, des fragments de couleur, de matière. La construction prend sa source avec des éléments du réel, et s’opère avec l’acrylique, le collage ou le numérique.

Quelles sont tes influences ?

Je me nourris chaque jour de ce qui me fera évoluer. Mais il y a des rencontres artistiques qui m’ont marquée. Les arts primitifs pour leur puissance, l’art taïno, l’art inuit (du cap Dorset), l’art aborigène. Il y a aussi Pierre Soulages pour sa recherche de la lumière du noir. Enfin, je citerai Gasiorowsky pour le travail en séries…

Et les peintres rennais ?

D’évidence Yves Bougeard et Pascal Moreul. Et bien sûr tous les gens que je rencontre par les réseaux, comme art2rennes.

Que penses-tu de la culture à Rennes ?

Il y a beaucoup de lieux et de gens qui créent. Mais il y a une carence au niveau des circuits. J’espère qu’art2rennes la comblera. Ce doit être un réseau ouvert et transversal aux pratiques. Par ailleurs, je trouve que le Musée des Beaux-Arts n’a pas de politique attractive. Alors qu’à Nantes ou ailleurs il y a des pass permanents pour accéder aux expos.

Tes projets ?

Je souhaite bien évidemment continuer à creuser mon sillon, par exemple le travail numérique que j’effectue sur Rennes. Celui sur l’empreinte : qui est davantage un travail sur le geste pur. J’ai bien l’intention aussi d’intégrer d’autres techniques : terre, Ebru, cyanotype. Sinon, j’ai une exposition de prévue aux Longchamps à la mi-mars chez Coiffeur et Cie. Et je m’implique aussi dans les futurs événements d’art2rennes. En fin de compte, tout me passionne…

interview par Dragan et etiou pour art2rennes – février 2018

plus d’info et d’images sur suzanneblanchet.com