La galerie nomade 18 heures 15

La galerie nomade 18 heures 15

Avez-vous aperçu la boutique nomade à Rennes ? Quézaco ? Vous ne savez pas… Eh bien vous n’avez plus que quelques jours (fermeture 30 avril) pour aller fouiner dans cet endroit artistique situé aux abords du boulevard de la Liberté et de la rue Tronjolly.
Cette galerie a été créée en octobre 2016 par Anne Delamare. Entretien avec cette femme passionnée qui a toujours navigué autour de l’art.

Comment êtes-vous arrivée à créer une galerie de ce genre ?

J’ai toujours été dans la pratique artistique. Depuis mon enfance où je bricolais tout ce que j’avais sous la main, jusqu’à l’âge adulte où je suis devenue décoratrice de théâtre durant 20 ans, puis plasticienne et encadreur. C’est dans cette pratique d’encadreur qu’est née l’idée de rendre l’art accessible à tout le monde.

Qu’entendez-vous par accessibilité ?

J’ai eu l’idée de vendre des sérigraphies, des gravures, des photos d’artistes en éditions limitées. Puis, de fil en aiguille, j’en suis venue à vendre aussi des originaux.

Quels sont vos artistes ?

J’expose environ une cinquantaine d’artistes. Dont Jacques Villeglé (91ans) qui avait adhéré aux nouveaux réalistes. Mathilde Seguin, Théo Joly, le street-artiste Deuxben également. J’ai aussi des livres en dépôt des éditions Folavoine.
Arrivez-vous à vivre avec les ventes en éditions limitées ?
C’est un combat perpétuel. Ce qui est compliqué, c’est de jongler avec les prix. Même avec ce que je prends – qui n’est pas dédaignable –, j’ai du mal à joindre les deux bouts…

Avez-vous des souvenirs particuliers ?

Il y a eu beaucoup de vernissages et de rencontres, de paroles données aux artistes. J’adore ce que je fais.

Que pensez-vous de la culture à Rennes sur le plan politique ?

La culture à Rennes est très compartimentée. Il y principalement les grosses structures et les musiques actuelles. Concernant les arts plastiques, la volonté politique est plutôt élitiste, sur les installations, le contemporain. Mais peu de place est accordée à l’image… C’est dommage qu’il n’y ait pas plus de place accordée à des choses accessibles à la FRAC ! Quelque part, cela empêche le reste d’exister à sa juste valeur.

Quels sont vos projets ?

Je suis en plein brainstorming. L’idée qui émerge est d’ouvrir un show-room qui serait ouvert 4 jours par mois ou sur rendez-vous. Un lieu qui montrerait des expos ponctuelles avec un mélange d’image, de musique et de danse.

interview par Dragan et etiou. Photos par Dragan et dessin par etiou.

http://w.facebook.com/GalerieArtNomade/?hc_ref=ARSwYbQblg2Zk3y1872vcdKwwamsAlpvaV89qoUxcTDNwbiDHUp4MveLVnrjE5hlshU

Galerie Laute 

Galerie Laute 

Soizic Laute est galeriste depuis 13 ans, installée au 16 rue de Bertrand, dans une partie du centre-ville où prospère l’école des Beaux-Arts, des galeries de renom et un patrimoine historique remarquable.

Le métier de galeriste

Devenir galeriste ne s’improvise pas. C’est une suite logique chez elle : « Je suis devenue galeriste parce que c’était déjà mon univers familial. Puis j’en ai rêvé comme en faisant un projet pour mes vieux jours, mais celui-ci s’est concrétisé plus rapidement que prévu ».

La passion du métier

« J’exerce mon métier par passion sinon cela ne tiendrait pas, car c’est beaucoup trop chronophage. Le bon côté, c’est de rencontrer de nombreuses personnes différentes, principalement des peintres et des sculpteurs », dit-elle avec un regard lumineux.

Les artistes

« Je les choisis en visitant des salons mais aussi suite à des candidatures spontanées. Il y a de manière permanente une vingtaine d’artistes toute l’année, le plus souvent des Français mais également des étrangers. Chaque mois, je mets un peintre à l’honneur. Ça tourne beaucoup dans une galerie », explique-t-elle.

Les clients

« Bien sûr, une galerie ne peut survivre qu’avec des clients qui achètent. C’est vrai que je bénéficie d’un emplacement idéal au cœur des divers passages touristiques et usagers. Et puis j’ai des clients de toute la Bretagne car de fil en aiguille j’ai acquis une notoriété », poursuit-elle.

La beauté des lieux

Sa galerie, sise dans un coin de rue, est comme un filtre qui laisse passer des rayons de lumières. « On se sent bien à l’intérieur » avoue une passionnée d’art qui se rend régulièrement dans ce lieu magique.

Les artistes exposés

Cette lumière, on la retrouve également dans les toiles proposées par la propriétaire. Elle bénéficie d’un panel d’artistes impressionnant : Cécile Veilhan et ses jolies rêvasseries féminines, Line. C. et sa peinture à l’huile ou laque sur bois illustrant des visages oniriques féminins, ou Kristoff Antier qui peint au couteau notamment des perspectives urbaines d’appartement qui sont inondées d’une luminosité douce et agréable.

http://www.galerielaute.com
Rue de Bertrand à Rennes

interview par Dragan, dessin par etiou